Protocole d’accord transactionnel

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Description courte :

Véritable alternative au procès civil, le protocole transactionnel est un document résultant de l'accord amiable entre deux parties en conflit. Cet acte permet, donc, de transiger pour régler un différend sans pour autant saisir la justice et se lancer dans une procédure fastidieuse et onéreuse.

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Défini à l'article 2044 du Code civil, le protocole d'accord transactionnel transcrit les négociations menées par les parties souhaitant mettre fin au litige qui les oppose. Les parties s'obligent mutuellement au respect des engagements qu'elles ont pris en matérialisant leur accord dans une convention écrite et signée. À titre d'exemple, une partie pourrait renoncer à faire valoir son droit devant les tribunaux si l'autre partie prévoit une indemnisation d'un montant adéquat et à la hauteur du préjudice subi.

On peut avoir recours au protocole transactionnel pour des litiges en droit du travail entre un salarié et son employeur notamment, en droit patrimonial, dans le cadre d'un contrat de bail, sur le montant d'une indemnité, de prestations de services ou encore de fournitures, etc.

Il est important de noter que les concessions faites lors d'une transaction ne sont valables que dans le cadre du différend qui a vu naître ladite transaction. C'est un principe essentiel énoncé à l'article 2048 du Code civil. La transaction n'implique pas la renonciation à tous les droits auxquels il est possible de prétendre, mais seulement à ceux se rapportant à son objet. Il est, donc, possible d'ouvrir une procédure judiciaire après la conclusion d'une transaction si cela concerne un objet différent de celui pour lequel la transaction a été conclue.

En premier lieu, parce que recourir à la transaction est un moyen efficace et rapide d'endiguer le litige à venir. L'issue d'une procédure devant les tribunaux étant incertaine, la transaction permet aux parties de s'entendre sur la solution la plus adaptée à leur situation. Le salarié comme l'employeur y trouve donc des avantages conséquents et surtout un gain de temps. En plus d'enrayer une situation litigieuse, la transaction apporte une certaine sécurité, car elle neutralise toutes les procédures judiciaires portant sur le même objet.

En second lieu, parce que le protocole transactionnel peut être conclu alors même que la procédure judiciaire est en cours. Si les parties trouvent un terrain d'entente durant le procès, celui-ci prendra fin avec la conclusion d'une convention transactionnelle.

Tout d'abord, les parties doivent s'accorder sur les contreparties qu'elles concèdent, sur les prétentions qu'elles abandonnent. Ces négociations doivent être équilibrées. C'est une condition sine qua non exigée par la jurisprudence, puis entérinée, a posteriori, par le législateur qui ajoute les termes « concessions réciproques » à l'article 2044 du Code civil. Ainsi, pour sa validité, l'accord doit traduire la réciprocité des engagements tel un contrat de gré à gré et respecter un certain nombre de formalités. La jurisprudence souligne que les « concessions réciproques » des parties au protocole d'accord transactionnel doivent être « réelles et non dérisoires ».

Le protocole transactionnel est un acte écrit et signé. La signature du contrat est consentie et libre de toute contrainte. Les décisions jurisprudentielles en la matière renforcent l'idée que la « volonté des parties » doit être « clairement exprimée ». La rédaction doit donc être claire et précise. Il est essentiel que le conflit opposant les parties y soit décrit précisément, que l'objet y soit bien délimité afin de connaître « les différends qui s'y trouvent compris », selon l'article 2049 du Code civil.

Pour se prévaloir d'une entente transactionnelle, ces conditions doivent être remplies, sous peine de nullité de l'accord prononcée par le juge.

Modèle de protocole d'accord transactionnel amiable (commercial, rupture conventionnelle avec le salarié) à télécharger (Format Word)

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La procédure d'homologation est consiste à déposer le protocole transactionnel auprès des greffes du tribunal compétent afin d'obtenir l'autorité de la chose jugée. En effet, une fois rédigée et signée, la convention transactionnelle peut être soumise à homologation sur demande des parties ou de l'une d'entre elles. Le juge opère un contrôle de l'acte et vérifie que les intérêts de chacune des parties ne soient pas lésés. Pour homologuer ou non un protocole transactionnel, il statue sans ouvrir les débats hormis s'il estime que les parties doivent être entendues. En revanche, le juge ne dispose pas du pouvoir de modifier les termes de l'accord. Si le protocole n'est pas homologué, les parties peuvent revoir leurs accords ou déclencher une procédure.

L'homologation n'est pas obligatoire, mais elle a l'avantage de rendre le protocole transactionnel exécutoire. La force exécutoire d'un acte permet de contraindre une partie à l'exécution forcée de ses engagements en cas de manquement, par acte d'huissier, par exemple. Bien que le protocole ait acquis toute sa force exécutoire après l'homologation, il reste possible d'en contester la validité devant le juge.

L'indemnité transactionnelle doit aussi bien être signifiée à Pôle Emploi par l'employeur que par le salarié. Le salarié se verra acquérir les mêmes droits par l'organisme, et ce même en présence d'une indemnité transactionnelle. L'organisme appliquera à cet effet un délai d'indemnisation spécifique, divisant le montant total des indemnités dont on soustrait celles légales, par le salaire journalier de référence.

Sommaire

Article 1 : Objet

Article 2 : Concessions réciproques

Article 3 : Entrée en vigueur

Article 4 : Confidentialité

Article 5 : Annulation et litige